lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !
Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org
Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:
Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace
Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :
Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe
Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.
Du simple au complexe | Pas de commentaires
lundi, 16 mars 2026
« Toute est dans toute », de la conscience à l’orientation, en passant par les pratiques alternatives de notation !
C’est rare que je commence par trouver le titre de mon billet avant même de l’avoir écrit, mais c’est le cas ce matin. D’habitude c’est évidemment plutôt à la toute fin où, en considérant l’ensemble du billet, je trouve le titre le plus adéquat, ce qui est beaucoup plus logique comme façon de faire. Mais aujourd’hui j’ai comme un « gut feeling », après avoir lu mes notes éparses de la dernière semaine à partir desquelles je décide sur quoi je vais écrire, que c’est la ligne directrice qui se dégage de ce que j’aurais le goût de vous parler. Alors j’essaie cette forme de « rétro-ingénierie», juste pour voir ce que ça va donner. Après tout, bloguer est pour moi une forme de thérapie, et les associations libres font partie depuis Freud de la boîte à outil de nos explorations intérieures ! Alors bienvenue dans mon cortex associatif du lundi matin…
On y trouve bien sûr ce qui habite ma mémoire de travail chaque jour depuis un bon deux semaines, la préparation du 11e club de lecture de mon livre sur les grandes théories contemporaines sur nos processus conscients. Je vous ai annoncé la semaine dernière que cette rencontre porterait essentiellement sur cet aspect de la 11e rencontre du bouquin qui ratisse plus large. Trop de choses à dire, comme à chaque fois que je me suis attaqué à ce sujet vertigineux, un de nos processus de plus « haut niveau ». C’est pas pour rien que dans mon bouquin, sur 12 rencontres ce n’est qu’à la 11e que je me risque à en parler un peu. Pour la même raison, lors du club de lecture, je vais prendre la première moitié de la séance juste pour rappeler les bases neuronales du système dynamique complexe que constitue notre cerveau et à partir duquel peut émerger nos expériences sensibles et tous nos processus conscients associés. Car voilà une première manifestation du « toute est dans toute » qui se manifeste ici !
Et si je vais résumer en dix minutes plus de deux millénaires de théories philosophiques sur la conscience, c’est parce qu’elles ne tenaient pas compte du substrat biologique qui la rend possible et qui contraint grandement son expression. Et donc c’est seulement une fois qu’on aura rappelé l’essentiel de l’anatomie cérébrale et de son activité rythmique propice à la synchronisation et à la désynchronisation rapide de son activité neuronale que nous pourrons, dans la seconde partie de la séance, aborder cinq grandes théories de la conscience, probablement non mutuellement exclusives, qui suggèrent comment ce sentiment intime et ineffable peut émerger de tout ça. Ce « tout ça » ne se limitant pas uniquement au cerveau, mais incluant aussi le corps, l’environnement et la culture particulière d’un individu. Et tout ça sans magie, mais avec des concepts issus des systèmes dynamiques complexes comme « ignition », « intégration » ou « bifurcation », qui permettent d’appréhender ces phénomènes tant au niveau psychologique qu’au niveau neuronal, une condition sine qua non pour toutes ces théories.
* * *
Ah les différentes niveaux d’organisation du vivant… S’il y a bien un concept qui a guidé mon travail au fil des ans (l’incluant même directement dans l’ergonomie de navigation de mon site web), c’est bien celui-ci. Et l’importance de toujours rappeler que lorsqu’il se passe quelque chose à un niveau, il se passe toujours en même temps plein d’autres choses à pleins d’autres niveaux. Ce que montrent bien mes deux autres notes prises la semaine dernière en prévision de ce billet.
D’abord celle faisant suite au courriel d’un ami (merci Marc-Antoine !) qui me signalait cet article du labo du couple Moser qui a découvert les « grid cells », ces neurones du cortex entorhinal, près de l’hippocampe, qui sont essentiels à notre orientation dans l’espace. Intitulé « Toroidal topology of grid-cell activity precedes spatial navigation during development », l’article qui est sorti en “preprint” la semaine dernière montre que le câblage initial des circuits neuronaux de ces cellules de grille est déjà en place chez le bébé rat avant même que les yeux ou les oreilles s’ouvrent et que l’animal se tienne sur ses pattes et commence à explorer le monde. Autrement dit, que l’architecture cellulaire de base de cette fonction fondamentale qu’est l’orientation spatiale est « hard wired », c’est-à-dire pré-câblée par l’histoire évolutive de l’espèce. Ici du rat, mais fort probablement de toutes les espèces de mammifères, nous y compris. « Toute étant dans toute », c’est grâce à la plasticité neuronale de ces mêmes neurones et de ceux de l’hippocampe voisin que ces « canevas » de cartes, en quelque sorte, vous pouvoir ensuite s’actualiser en fonction du territoire que l’animal va explorer. C’est donc une nécessaire collaboration entre le niveau comportemental et le niveau génétique et cellulaire qui va encore une fois mettre en place une fonction essentielle qu’on appelle le sens de l’orientation.
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Finalement, je voulais vous parler d’un dossier que j’ai commencé à suivre un peu, celui des pratiques alternatives de notation (PAN) dans certains établissements collégiaux du Québec. En particulier des profs du département de chimie du cégep André-Laurendeau qui explorent concrètement cette approche et publient un billet de blogue hebdomadaire sur les PAN « qui regroupent une variété de façons de noter les étudiant·es en soutenant mieux les apprentissages et témoignant avec plus de justesse des acquis. » Autrement dit, qui cesse de ne mettre en avant que les sempiternelles notes, avec tout le stress et la contre-productivité éducative qui vient avec, au profit d’approches d’évaluation qui sont bien plus en accord avec ces que les sciences cognitives nous ont permis de comprendre sur la façon dont notre cerveau apprend. Je ne vais pas élaborer là-dessus davantage pour l’instant vu que ce billet commence à être long, mais je vous invite à aller lire par exemple le billet de la semaine dernière intitulé « Quand les PAN croisent la science de l’apprentissage ». Il présente présentons trois « effets collatéraux » très positifs des PAN sur l’apprentissage, soit l’effet de test, de l’effet d’espacement et de l’effet d’entrelacement, dont j’ai aussi déjà parlé dans mes conférences et dans mon livre.
Une autre preuve, s’il en fallait encore, que lorsqu’il s’agit de bonnes pratiques inspirées des sciences du vivant organisé par multiples niveaux d’organisation, eh bien… toute est dans toute !
Du simple au complexe, L'émergence de la conscience | Pas de commentaires
lundi, 9 mars 2026
Un 11e club de lecture de mon livre consacré uniquement aux grandes théories sur la conscience
Il ne reste que 3 clubs de lecture pour couvrir les 3 dernières rencontres de mon livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale ». Or je me rends compte de la très grande variété des thèmes qui y sont abordés, avec un enchaînement qui fonctionne bien par écrit, mais qui n’est peut-être pas le meilleur pour les présentations orales que j’en fais dans ces clubs de lecture. J’ai donc pris la liberté de remanier ce contenu en le resserrant pour chacune de nos rencontres restantes autour d’un sujet plus circonscrit pour pouvoir s’y plonger véritablement et ne pas trop papillonner ou se disperser. Je n’ai pas encore tout recadré pour la 12 rencontre et l’épilogue, mais pour la prochaine 11e rencontre du mardi 24 mars prochain à 19h à l’Espace des possibles dans La Petite-Patrie (1052, rue Beaubien Est, Montréal), voici ce que ça donne. (suite…)
L'émergence de la conscience | Pas de commentaires
lundi, 2 mars 2026
La fumée des bombes et l’écran de fumée de leur justification langagière
Comment écrire un petit billet de blogue ce matin alors que le monde s’embrase à cause des cerveaux les plus inhumains que la Terre ait porté ? Quatre milliards d’années d’évolution du vivant, 2,5 millions d’années d’hominisation, 300 000 de déploiement d’Homo sapiens pour arriver à ça : des Trump, Netanyahou, Epstein qui violent ou bombardent des enfants dans une fuite en avant qui semble sans fin et crée partout souffrance et dévastation. Les justifications langagières les plus grotesques pour justifier ces crimes de guerre contre le droit international et l’humanité toute entière sont alors repris sans broncher par nos dirigeants politiques et la classe médiatique. Tous protègent ainsi un système hiérarchique au sein duquel ils occupent une place privilégiée. L’avantage d’une démarche scientifique transdisciplinaire comme celle que je tente d’avoir ici a au moins le mérite de nous permettre de discerner, à travers l’écran de fumée des beaux discours, les comportements et motivations réellement en jeu dans ces moments de crises. Partager ci-dessous quelques éléments de compréhension de ces actualités peut paraître bien dérisoire devant le vent d’extrême droite et de fascisme qui balaie notre monde. Ne pas réagir devant tout ça n’est cependant pas une option. Car si réfléchir et partager le fruit de nos réflexions ne garantit pas l’avènement d’un monde meilleur, ne rien faire garantit à coup sûr l’enfoncement dans la dystopie en cours. Je me contenterai donc de retranscrire quelques lignes de ma présentation de jeudi dernier au club de lecture de Notre cerveau à tous les niveaux qui résonnent particulièrement bien avec le triste « remake » guerrier auquel on assiste ces jours-ci au Moyen-Orient. La version pdf de cette présentation est accessible directement ici ou sous la description de la 10e séance sur la page du club de lecture sur le site de l’UPop Montréal. (suite…)
De la pensée au langage | Pas de commentaires
lundi, 23 février 2026
Penser notre cerveau et s’en servir chaque soir cette semaine
J’essaie de faire ici des billets pas trop longs, mais j’échoue souvent lamentablement comme la semaine dernière quand je découvre en l’écrivant des phénomènes fort révélateurs comme la « merdification » des plateformes numériques. Alors aujourd’hui, je me contenterai de vous donner un aperçu de la première semaine de cours de la session hiver-printemps de l’UPop Montréal qui commence demain soir. Après tout, deux des trois cours de cette semaine parlent directement du cerveau. Et même le troisième, d’une certaine façon, car tout ce qui touche l’humain, ses difficultés et ses défis, touche inévitablement bien sûr à son cerveau aussi ! Je vous ajoute même en bonus une activité hors UPop ce soir, mais avec un de nos collaborateurs réguliers. Donc en chronologie, ça donne ceci. (suite…)
De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires
lundi, 16 février 2026
Lancement de l’UPop Montréal ce soir, et la « merdification » des grandes plateformes numériques
Je reviens rapidement sur deux des trois sujets de mon billet de la semaine dernière : mes déboires avec Facebook et la soirée de lancement de l’UPop Montréal ce soir. C’est d’ailleurs pour cette raison que je n’ai pas le temps de parler neuroscience directement aujourd’hui car j’ai encore plusieurs choses à faire pour préparer cette soirée qui aura donc lieu ce lundi 16 février au théâtre l’Espace Libre (1945 Fullum, Montréal) à compter de 19h. Je commence par vous en donner un bref aperçu. (suite…)
Du simple au complexe | Pas de commentaires















