lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !
Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org
Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:
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Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :
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Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.
Du simple au complexe | Pas de commentaires
lundi, 23 mars 2026
Des clarifications essentielles pour lever un peu la confusion autour de « la conscience »
À chaque fois c’est la même chose. Chaque fois que j’ai eu à travailler sur « le mot en c » (la conscience !), je me fais happer dans quelque chose de plus grand que moi. J’en ressors toujours plus riche de connaissances sur moi-même et les autres, mais aussi un peu ébranlé et en retard sur mes autres « affaires à faire » ! Ce fut le cas lorsque j’ai rédigé le thème sur la conscience dans mon site web, sorti en 2008. Normalement ça me prenait environ 6 mois pour écrire un thème et celui-là m’en avait pris… 16 ! Ensuite pour mon livre je me souviens que ça avait été un effort de synthèse épique pour réussir à en parler en une quinzaine de pages seulement. Et cette fois-ci ne fait pas exception, alors que le club de lecture du bouquin m’amène à revisiter cette 11e rencontre pour vous en parler demain soir, mardi le 24 mars à 19h à l’Espace des possibles de la Petite-Patrie (1052, rue Beaubien Est, Montréal). Depuis trois semaines, j’ai pratiquement mis sur pause toutes mes autres lectures pour préparer convenablement cette soirée. Heureusement, on m’a demandé de présenter sur le même thème en avril et en mai, donc je vais pouvoir « optimiser » ce travail de clarification. C’est d’ailleurs un avant-goût de quelques-une de ces clarifications terminologiques et épistémologiques que je ferai au début de mon exposé que je voudrais vous livrer ce matin en guise de « teaser » du riche contenu que nous allons aborder demain. Parce qu’une bonne part de la confusion qui accompagne généralement les discussions sur « la conscience » viennent du fait, justement, qu’on ne fait pas ces distinctions de base avant d’en parler. Car comme disait le philosophe Daniel Dennett, le problème avec la conscience n’est peut-être pas tant dans « conscience » que dans le « LA » qui précède et qui laisse sous-entendre qu’il s’agirait d’une chose (alors que c’est un processus), ou pire encore, une chose unique (alors que le mot peur renvoyer à plusieurs phénomènes).
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Commençons par un premier sens du « mot en c » qui peut être simplement celui désignant son niveau : être éveillé par opposition aux situations où la conscience diminue ou disparaît (sommeil, coma, anesthésie).
On peut aussi se référer à son contenu, auquel on a accès consciemment, que ce soit des souvenirs, des pensées ou des perceptions du monde environnant.
Et parmi ces éléments de contenu possibles, il y en a un qui m’apparaît particulier et c’est la conscience de soi : le fait d’être capable de se représenter en tant qu’individu particulier, avec son histoire de vie, ses projets, etc.
En continuant d’étendre le sens du mot, on en arrive à la conscience sociale », celle du bien-être des autres, de notre communauté, de l’espèce, de la planète. Et dont on parlera le mois prochain lors de notre 12 club de lecture.
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Du côté des clarifications « épistémologiques » (sur le type d’explication), j’ai toujours trouvé la façon d’Anil Seth de les aborder très pédagogique, avec les questions de base habituelles.
D’abord la question du « où dans le cerveau », qui a dominé l’avènement de l’imagerie cérébrale fonctionnelle dans les années 1990. Mais on s’est vite rendu compte que s’il y avait des structures plus impliquées que d’autres, comme le claustrum qui semble l’être beaucoup et le cervelet très peu, ça ne nous disait pas grand-chose sur ce qui rendaient possibles les phénomènes conscients.
D’où la question du « comment », c’est-à-dire par quel mécanisme neuronal devient-on conscient de quelque chose. C’est là qu’on a mis de l’avant par exemple tous les phénomènes de synchronisation de l’activité rythmique de nos neurones.
Et puis, englobant en quelque sorte les deux premières questions, se pose la question du « quoi », de la nature de nos processus conscients. Cette question a donné lieu aux grands cadres théoriques généraux qui rejoignent souvent les questions ontologiques de la philosophie sur cette question. Ce sont 5 de ces grandes théories que nous allons explorer dans la seconde partie de mon exposé de demain.
Finalement, il y aurait la question du « quand », d’un point de vue évolutif, apparaissent les processus conscients chez différentes espèces. Un sujet forcément très spéculatif qui pose aussi la question de la ou des fonctions de ces processus conscients. Et celle, non moins importante, de la souffrance animale.
À tout cela s’ajoute ce que je pourrais appeler la « cerise sur le sunday » qui serait la grande distinction bien formulée en 1995 par le philosophe Ned Block, à savoir la distinction entre conscience « d’accès », c’est-à-dire la disponibilité cognitive (présence ou absence) de certaines informations pour raisonner, guider un comportement, rapporter verbalement, etc.; et la conscience « phénoménale » qui est l’expérience subjective qui nous fait sentir « l’effet que ça fait » d’avoir cette expérience avec ses caractéristiques qualitatives ou « qualia » (pourquoi on ressent l’espace comme étendu, le temps qui « s’écoule », la couleur, le son, le toucher ou la douleur comme de nature différente).
Vous voyez le problème quand on ne prend pas minimalement le temps de distinguer un peu tout ça ? 😉 Donc si le cœur vous dit de faire un peu de ménage conceptuel sur ce sujet complexe mais en même temps le plus intime qui soit, venez faire un tour demain soir à l’Espace des possibles dans le cadre de cette soirée organisée par l’UPop Montréal. Un lieu au nom inspirant par rapport aux nombreux sens du thème de notre soirée !
L'émergence de la conscience | Pas de commentaires
lundi, 16 mars 2026
« Toute est dans toute », de la conscience à l’orientation, en passant par les pratiques alternatives de notation !
C’est rare que je commence par trouver le titre de mon billet avant même de l’avoir écrit, mais c’est le cas ce matin. D’habitude c’est évidemment plutôt à la toute fin où, en considérant l’ensemble du billet, je trouve le titre le plus adéquat, ce qui est beaucoup plus logique comme façon de faire. Mais aujourd’hui j’ai comme un « gut feeling », après avoir lu mes notes éparses de la dernière semaine à partir desquelles je décide sur quoi je vais écrire, que c’est la ligne directrice qui se dégage de ce que j’aurais le goût de vous parler. Alors j’essaie cette forme de « rétro-ingénierie», juste pour voir ce que ça va donner. Après tout, bloguer est pour moi une forme de thérapie, et les associations libres font partie depuis Freud de la boîte à outil de nos explorations intérieures ! Alors bienvenue dans mon cortex associatif du lundi matin… (suite…)
Du simple au complexe, L'émergence de la conscience | Pas de commentaires
lundi, 9 mars 2026
Un 11e club de lecture de mon livre consacré uniquement aux grandes théories sur la conscience
Il ne reste que 3 clubs de lecture pour couvrir les 3 dernières rencontres de mon livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale ». Or je me rends compte de la très grande variété des thèmes qui y sont abordés, avec un enchaînement qui fonctionne bien par écrit, mais qui n’est peut-être pas le meilleur pour les présentations orales que j’en fais dans ces clubs de lecture. J’ai donc pris la liberté de remanier ce contenu en le resserrant pour chacune de nos rencontres restantes autour d’un sujet plus circonscrit pour pouvoir s’y plonger véritablement et ne pas trop papillonner ou se disperser. Je n’ai pas encore tout recadré pour la 12 rencontre et l’épilogue, mais pour la prochaine 11e rencontre du mardi 24 mars prochain à 19h à l’Espace des possibles dans La Petite-Patrie (1052, rue Beaubien Est, Montréal), voici ce que ça donne. (suite…)
L'émergence de la conscience | Pas de commentaires
lundi, 2 mars 2026
La fumée des bombes et l’écran de fumée de leur justification langagière
Comment écrire un petit billet de blogue ce matin alors que le monde s’embrase à cause des cerveaux les plus inhumains que la Terre ait porté ? Quatre milliards d’années d’évolution du vivant, 2,5 millions d’années d’hominisation, 300 000 de déploiement d’Homo sapiens pour arriver à ça : des Trump, Netanyahou, Epstein qui violent ou bombardent des enfants dans une fuite en avant qui semble sans fin et crée partout souffrance et dévastation. Les justifications langagières les plus grotesques pour justifier ces crimes de guerre contre le droit international et l’humanité toute entière sont alors repris sans broncher par nos dirigeants politiques et la classe médiatique. Tous protègent ainsi un système hiérarchique au sein duquel ils occupent une place privilégiée. L’avantage d’une démarche scientifique transdisciplinaire comme celle que je tente d’avoir ici a au moins le mérite de nous permettre de discerner, à travers l’écran de fumée des beaux discours, les comportements et motivations réellement en jeu dans ces moments de crises. Partager ci-dessous quelques éléments de compréhension de ces actualités peut paraître bien dérisoire devant le vent d’extrême droite et de fascisme qui balaie notre monde. Ne pas réagir devant tout ça n’est cependant pas une option. Car si réfléchir et partager le fruit de nos réflexions ne garantit pas l’avènement d’un monde meilleur, ne rien faire garantit à coup sûr l’enfoncement dans la dystopie en cours. Je me contenterai donc de retranscrire quelques lignes de ma présentation de jeudi dernier au club de lecture de Notre cerveau à tous les niveaux qui résonnent particulièrement bien avec le triste « remake » guerrier auquel on assiste ces jours-ci au Moyen-Orient. La version pdf de cette présentation est accessible directement ici ou sous la description de la 10e séance sur la page du club de lecture sur le site de l’UPop Montréal. (suite…)
De la pensée au langage | Pas de commentaires
lundi, 23 février 2026
Penser notre cerveau et s’en servir chaque soir cette semaine
J’essaie de faire ici des billets pas trop longs, mais j’échoue souvent lamentablement comme la semaine dernière quand je découvre en l’écrivant des phénomènes fort révélateurs comme la « merdification » des plateformes numériques. Alors aujourd’hui, je me contenterai de vous donner un aperçu de la première semaine de cours de la session hiver-printemps de l’UPop Montréal qui commence demain soir. Après tout, deux des trois cours de cette semaine parlent directement du cerveau. Et même le troisième, d’une certaine façon, car tout ce qui touche l’humain, ses difficultés et ses défis, touche inévitablement bien sûr à son cerveau aussi ! Je vous ajoute même en bonus une activité hors UPop ce soir, mais avec un de nos collaborateurs réguliers. Donc en chronologie, ça donne ceci. (suite…)
De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires














