Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !

Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org

Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:

Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace

Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :

Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe

Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 9 février 2026
Migration vers En Commun, maladie de Parkinson et nouvelle session de l’UPop Montréal !

Je vais parler science un peu plus bas dans ce billet, ne vous inquiétez pas. De ce que les neurosciences ont de plus complexe et d’encore méconnu en plus, comme la maladie de Parkinson. Et aussi d’un cours de l’UPop Montréal qui s’en vient sur toutes sortes d’enjeux de la recherche sur le cerveau. Mais je voudrais d’abord revenir sur mon billet de la semaine dernière qui annonçait la perte de ma page Facebook du Cerveau à tous les niveaux et de ses 3000 abonné.es suite au verrouillage de mon compte. Après, donc, ma réaction à chaud de la semaine dernière, je viens de pondre une petite réflexion sur les perspectives à court, moyen et long terme suite à la fermeture de mes comptes Facebook que je vous invite à lire.

Je l’ai évidemment publiée sur la plateforme En Commun pour les raisons évoquées dans cet extrait :

« L’avenir de notre réseautage, il doit nécessairement être hors GAFAM. Non seulement pour être en accord avec nos valeurs, mais aussi parce que Fb est vraiment devenu de la grosse marde pour ce qui est du contenu politique, et que l’arbitraire de la fermeture de compte fait que tout ce qui s’y construit l’est sur un château de carte, finalement. « Jusqu’ici tout va bien », comme disait le personnage du film La haine. Jusqu’à ce que tout s’écroule d’un coup. Donc il faut pouvoir bâtir notre réseau sur du solide. Et idéalement sur du solidaire, évidemment non orienté vers le profit. Or une telle alternative existe presque, et c’est la plateforme québécoise En Commun. Je dis presque car d’ici quelques mois on pourra y suivre sur son fil d’actualité des individus exactement comme dans Fb, ce qui manquait encore sur cette plateforme conçue à l’origine pour suivre des groupes (communauté d’intérêts, de pratique, etc.). […] Je vous invite cependant dès maintenant à aller y jeter un œil et à vous y inscrire (ça prend 2 minutes et c’est évidemment gratuit). Pour ma part, je me suis créé un compte et j’en suis à me familiariser avec toutes les fonctionnalités de la plateforme […] »

À partir de cette semaine, c’est donc là que j’irai déposer une copie de mes billets de blogue hebdomadaires, dans le « carnet » du Cerveau à tous les niveaux (un peu l’équivalent d’une « page Fb » sur En Commun). Et quand vous serez sur En Commun (bientôt, n’est-ce pas ? 😉 ) vous pourrez être notifié de chaque nouveau billet dans ce carnet.

* * *

Il y a tellement de connaissances, qui évoluent constamment plus, dans un domaine comme les neurosciences qu’on se retrouve souvent, en lisant sur une découverte, que son importance se comprend à la lumière d’une autre découverte… qu’on n’avait même pas vu passer ! C’est ce qui m’est arrivé en lisant cet article de la semaine dernière et qui explique une avancée importante sur notre compréhension de la maladie de Parkinson publié dans la revue Nature sous le titre « Parkinson’s disease as a somato-cognitive action network disorder ». Avec tout ce de dont je vous parlais au début de ce billet, je n’ai malheureusement pas le temps d’entrer dans les détails de ces travaux cette semaine.

Mais pour y aller le plus succinctement possible, disons que le punch de la découverte de l’étude de Nature, c’est que le grand réseau cérébral d’action somato-cognitif (SCAN, en anglais) — qui coordonnerait nos actions avec nos plans moteurs globaux, nos motivations et la physiologie des organes de notre corps — semble hyperactif chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Et ce qui est fort intéressant, c’est qu’une partie de ce réseau est situé dans le cortex moteur primaire (appelé M1) qui est à la surface du cerveau et ouvre la porte à des traitements non invasifs comme la stimulation magnétique transcrânienne.

Et le punch de mon ignorance, si vous voulez, c’est que je ne savais même pas que ce réseau SCAN avait été découvert il y a environ 5 ans et que l’un de ses découvreur, Nico U.F. Dosenbach, avait écrit un article en 2023 dans la revue Scientific American pour expliquer sa découverte ! En gros encore une fois, ça remet rien de moins en question que le célèbre homoncule moteur de Penfield, cette représentation du corps sur le cortex moteur primaire où chaque partie adjacente de ce M1 déclencherait les mouvements volontaires dans différentes régions adjacentes du corps. Mais surprise, il n’y a pas que ça dans M1 ! Il y a aussi des groupes de neurones qui constituent autant des « nœuds » du grand réseau SCAN, avec ses autres nœuds dont plusieurs sont en profondeur sous le cortex, dans d’autres groupes de neurones associés au mouvement. Ça n’arrête jamais, comme je vous le disais…

* * *

J’ai déjà annoncé ici que l’UPop Montréal allait faire le lancement de sa nouvelle session lundi prochain le 16 février à 19h au théâtre l’Espace Libre (1945 Fullum, Montréal). Il y aura bien sûr les clubs de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » qui vont se poursuivre, avec le prochain le jeudi le 26 février, à 19h, au Café des arts du Marché Bonsecours (390 Rue Saint-Paul E #200). Mais il y aura aussi un cours intitulé « Co-construire la neuroscience, bien au-delà du cerveau ». Si mes collègues de l’UPop m’ont permis de vous en parler avant le lancement, c’est que la première de ses quatre séances va commencer juste une semaine après le lancement (dans deux semaines !). Donc pour avoir assez de temps pour diffuser la bonne nouvelle, je vous laisse avec quelques infos sur ce cours dont j’aurai le plaisir de présenter les nombreux doctorant.es du laboratoire de Guillaume Dumas de l’hôpital Ste-Justine qui donneront les séances sous la coordination de Anne Monnier au café Les Oubliettes, 6201, rue De Saint-Vallier, à 19h.

Mardi 24 février : Traditions et mutations: peut-on croire en la neuroscience? Adrien Dubois et Guillaume Dumas

Mardi 3 mars : Quand le patient devient la boussole du chercheur Anne Monnier, Anaïs Rourre et Clara Dallaire

Mardi 10 mars : Le dialogue citoyen, une urgence pour les sciences de la conscience Joaquim Streicher

Mardi 17 mars : Parce qu’enquête scientifique rime avec performance artistique François Lespinasse et Anne Monnier

Le corps en mouvement | Pas de commentaires


mardi, 3 février 2026
Pourquoi la page Facebook verrouillée du Cerveau à tous les niveaux motive mon réseautage, en particulier hors des GAFAM

Alors que la sécurisation de mon site web Le cerveau à tous les niveaux avait été complétée avec succès au début de l’année, je viens d’encaisser un coup dur il y a une semaine avec la perte de la page Facebook du Cerveau à tous les niveaux et des quelques 3000 abonnés qui y suivaient la publication de mes billets de blogue hebdomadaire. L’histoire ayant mené au verrouillage qui semble définitif du compte Facebook de Yvon D. Ranger, mon alter ego qui était le seul administrateur de cette page, est plutôt kafkaïenne et m’a montré à quel point les utilisateurs des GAFAM comme Facebook sont bien peu de choses pour ces machines à fric et leurs algorithmes. Voici quelques pensées que m’a inspiré cette mésaventure et quelques suggestions pour reconstruire le réseau de diffusion des activités reliées à mon blogue, mon site web et mon livre, dont son club de lecture. Et pour considérer un « monde d’après » hors GAFAM. (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 26 janvier 2026
Ce soir, 9e club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » qui porte sur le langage

Je me contenterai ce matin de vous rappeler que c’est ce soir, lundi le 26 janvier, qu’a lieu la 9e rencontre du club de lecture de mon livre dont je vous ai parlé ici la semaine dernière. Ça va se passer à la librairie Un livre à soi (1575 Laurier E., Montréal) dès 18h, contrairement aux cours de UPop Montréal qui commencent habituellement à 19h. En plus avec la neige, prévoyez peut-être d’arriver un peu avant 18h car on va commencer pas mal à cette heure-là étant donné qu’on doit quitter la librairie à 20h. Heureusement, il y aura la traditionnelle « 3e heure » après la séance où l’on ira prendre une bière ensemble, comme le veut la tradition, cette fois-ci à La Pette Marche (5035 St-Denis, juste au sud de Laurier) ! Comme je suis dans les dernières retouches de ma présentation, je n’ai le temps que de vous coller ci-dessous le plan de match pour ce soir, question de vous mettre  l’eau à la bouche. Cette bouche qui me permettra (admirez la subtile transition…) d’essayer de décortiquer un peu le langage avec… le langage ! Pas le choix, parce que ça demeure notre « moins pire outil » pour se comprendre. Pourquoi le « moins pire » ? Pour toutes sortes de raisons que je commencerai à aborder vers la fin de la séance de ce soir, pour continuer ensuite là-dessus lors de notre 10e rencontre qui portera sur le rapport complexe entre nos motivations inconscientes et notre discours conscient. Je vous donne, après le plan de ce soir, un avant-goût aussi de cela. (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 19 janvier 2026
9e club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » sur le langage et l’analogie

« On est tellement immergé dans le langage depuis notre plus jeune âge que parler devient notre façon privilégiée de faire émerger un monde de sens avec les autres. » C’est avec ces mots, inspiré du travail de Humberto Maturana et Francisco Varela dans leur ouvrage « L’arbre de la connaissance », que s’ouvre la 9e rencontre de mon livre que j’aurai le plaisir de décortiquer avec vous lors du prochain club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux ». Cette soirée aura lieu lundi prochain le 26 janvier, à 18h, à la librairie Un livre à soi (1575 Laurier E., Montréal). Elle sera présentée toujours dans le cadre de l’UPop Montréal dont la session d’hiver-printemps (avec les prochains clubs de lecture dans sa programmation) sera lancée le 16 février prochain, à 19h, au théâtre l’Espace Libre (1945 Fullum, Montréal). Mais après la pause du temps des Fêtes, j’avais trop hâte de reprendre ces rencontres mensuelles, alors je n’ai pas attendu la reprise de l’UPop pour programmer celle de lundi prochain. D’autant plus qu’elle a déjà été introduite fin novembre dernier lors de la soirée de projection du long-métrage « La pensée-machine » de Olivier D. Asselin. Je vais donc cette fois-ci élaborer un peu plus que le petit 15 minutes de la dernière fois où je n’avais qu’évoqué de manière impressionniste l’émergence des mondes symboliques communs par le langage qui agit alors comme un véritable tremplin pour la pensée. (suite…)

De la pensée au langage | Pas de commentaires


lundi, 12 janvier 2026
Trois niveaux d’analyse différents : l’ouïe au niveau psychologique, l’hippocampe au niveau neuronal, et l’autisme au niveau moléculaire.

Trois sujets, donc, cette semaine, avec l’angle qui est autant au cœur de mon site web que de mon livre : les différents niveaux d’organisation du vivant ! Je vous parlerai donc rapidement de l’ouïe qui est un sens fort utile pour percevoir un danger, des neurones de l’hippocampe qui sont affectés par le stress chronique, et la moins grande disponibilité d’un récepteur membranaire qui pourrait avoir une grande influence sur l’autisme. (suite…)

Du simple au complexe | Pas de commentaires