Après nous avoir appuyés pendant plus de dix ans, des resserrements budgétaires ont forcé l'INSMT à interrompre le financement du Cerveau à tous les niveaux le 31 mars 2013.

Malgré tous nos efforts (et malgré la reconnaissance de notre travail par les organismes approchés), nous ne sommes pas parvenus à trouver de nouvelles sources de financement. Nous nous voyons contraints de nous en remettre aux dons de nos lecteurs et lectrices pour continuer de mettre à jour et d'alimenter en contenu le blogue et le site.

Soyez assurés que nous faisons le maximum pour poursuivre notre mission de vulgarisation des neurosciences dans l'esprit premier d'internet, c'est-à-dire dans un souci de partage de l'information, gratuit et sans publicité.

En vous remerciant chaleureusement de votre soutien, qu'il soit moral ou monétaire,

Bruno Dubuc, Patrick Robert, Denis Paquet et Al Daigen






lundi, 14 octobre 2024
Pour tout savoir sur le livre, consultez son site web !

Ce billet « épinglé » en haut du blogue présente le site web du livre « Notre cerveau à tous les niveaux. Du Big Bang à la conscience sociale » (Écosociété, octobre 2024) au https://livre.blog-lecerveau.org

Les liens ci-dessous donnent accès à ses différentes sections:

Sommaire et Table
En savoir plus sur le livre
Toutes les références cliquables
Pages retirées du livre par manque d’espace

Ainsi que les prochains événements reliés au livre et les différentes façons de se le procurer :

Achat direct à l’auteur (avec bonus pour lui et vous)
En librairie ou pdf au Canada
En librairie ou pdf en Europe

Le menu du haut vous permet aussi d’avoir accès à la page du livre sur le site d’Écosociété, de voir les médias qui en parlent et de consulter la biographie des deux co-auteurs.

Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 15 juin 2026
Les enfants de M.C. Escher : Francisco Varela, Edgar Morin et… Douglas Hofstadter !

Il y a une dizaine de jours, je suis allé voir l’exposition en cours à Montréal jusqu’au 30 août sur Maurits Cornelis Escher (1898-1972), le graveur illusionniste. Grand fan de cet artiste hors norme depuis mon adolescence, j’ai néanmoins été ébloui par cette exposition qui m’a fait découvrir plusieurs de ses œuvres « alimentaires » (estampes, illustrations de livres, etc.) moins connues. Bien que je sois d’accord avec les critiques sur les aspects techniques et muséales de Catherine Lalonde dans l’article du lien précédent, les trois personnes qui m’accompagnaient (merci Isabelle, Ana et Renaud !) ont autant trippé que moi, entre autres parce qu’elles ont été comme moi aussi beaucoup marquées par l’œuvre du neurobiologiste et philosophe Francisco Varela (dont je parle abondamment dans mon livre) et qui s’est souvent servi des dessins d’Escher pour rendre compte de certains de ses concepts originaux (autopoîèse, énaction). C’est ce que je voudrais souligner dans le reste de ce billet, non sans oublier une autre grand sociologue et philosophe qui nous a quitté récemment à l’âge vénérable de 104 ans, Edgar Morin. Car Morin avait lui aussi mis de l’avant des aspects récursifs et autoréférentiels de l’expérience humaine que certaines œuvres d’Escher rendent à merveille. Sans parler de Douglas Hofstadter, qui m’a pour ainsi dire sauté au visage en terminant l’écriture de ce billet !

Sur Morin je serai bref, car le seul fait de tenter d’évoquer sa pensée qui repose sur l’appréhension de la complexité dans une démarche foncièrement transdisciplinaire nous engouffrerait dans un trou noir sans crier gare ! Juste signaler, comme le montre la première image de ce billet, que sur le premier des six tomes de son œuvre majeure, La Méthode, qui s’intitule La nature de la nature, on retrouve sur la couverture le fameux dessin d’Escher des deux mains qui se dessinent mutuellement. Évocation parfaite des thèmes de cette « méthode » qui y sont déployés de façon cyclique sans qu’on ne puisse établir de réel début (les six tomes n’ont d’ailleurs pas été écrit dans l’ordre).

Du côté de Varela, il mentionne souvent Escher dans ses écrits ou certains entretiens vidéos. Mais c’est dans son ouvrage phare L’arbre de la connaissance, écrit avec son collègue Humberto Maturana, qu’il s’appuie sur deux œuvres d’Escher pour appuyer leurs vues. D’abord dans leur premier chapitre, intitulé La connaissance de la connaissance, où est encore une fois reproduit le dessin des deux mains qui se dessinent, on n’y échappe pas ! Car quand on comprend cette absence de fondement premier et ce bouclage incessant, tant dans les boucles de rétroaction métaboliques dans le moindre être vivant que dans l’interaction de celui-ci avec le reste de son environnement par l’entremise de la boucle sensori-motrice, on comprend la puissance explicative que peut avoir ce dessin pour ces auteurs (pour le petite histoire reliée à mon livre, on s’était informé auprès de la fondation Escher du prix pour avoir les droits sur cette image; mettons qu’on a vite oublié ça…).

Quant à l’autre image d’Esher reproduite par Varela et Maturana cette fois dans le 10e et dernier chapitre portant le même titre que le livre, il s’agit de l’oeuvre Galerie d’estampes, que voici :

Comme l’explique la page Wikipédia consacré à cette œuvre que Escher considérait comme l’une de ses meilleures:

« [Elle} représente un homme contemplant, dans une galerie d’art, une estampe représentant un port. Parmi les bâtiments du port figure la galerie même où il se trouve, exploitant ainsi l’effet Droste et la récursivité visuelle. Cette lithographie a suscité des discussions tant dans le domaine mathématique qu’artistique. »

(suite…)

De la pensée au langage, Du simple au complexe | Pas de commentaires


lundi, 8 juin 2026
Pourquoi la musique c’est bon pour la santé?

C’est le titre du podcast du 12 mai dernier de « Autour de la question, le magazine de toutes les sciences » sur Radio France Internationale. L’invitée était Isabelle Peretz, chercheuse en Neurocognition de la musique à l’université de Montréal. Fondatrice du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) qui vient de publier en avril dernier Soigner avec la musique (Odile Jacob). La musique nous fait du bien. Elle nous apaise, nous réconforte, nous relie aux autres et nous touche. Mais voilà que nombre d’études rapportées par Isabelle Peretz montre qu’elle peut aussi soigner. (suite…)

Les détecteurs sensoriels, Les troubles de l'esprit, Que d'émotions! | Pas de commentaires


lundi, 1 juin 2026
Dernière présentation, psilocybine et IA pour inaugurer l’été

Je ne suis rattaché à aucune institution scolaire, mais l’arrivée du mois de juin marque tout de même pour moi pas mal la fin de mes activités de conférencier pour la pause estivale. À part une petite dernière la semaine prochaine, ma présentation de deux heures à Québec samedi dernier qui suivait de quelques jours la dernière du club de lecture de mon livre mardi dernier marque ce moment de l’année où je peux lever le pied et profiter du retour des beaux jours (ce qui a été plutôt long cette année…). Je ne me lancerai donc dans rien de trop compliqué cette semaine, seulement vous dire que cette dernière conférence de samedi est pas mal le résumé le plus à jour de ce que je peux faire à partir de mon livre et de l’influence de toutes les rétroactions que j’ai eues au cours des derniers mois. Comme je dois faire aussi un peu de ménage dans le document où je note des articles potentiellement intéressants pour ce blogue, je vais vous en sortir trois qui ont des liens entre eux, mais sans chercher à les détailler. Seulement vous faire part de ce qu’ils évoquent en moi, en vous donnant les références si ça vous tente de vous y plonger. Trois évocations, ça vaut bien une vulgarisation plus complète, non ?  😉 (suite…)

Du simple au complexe, L'émergence de la conscience | Pas de commentaires


lundi, 25 mai 2026
Dernier club de lecture de « Notre cerveau à tous les niveaux » mardi le 26 mai : boucler la boucle

C’est donc demain soir que nous allons nous retrouver pour une dernière fois à 19h au bar Les Sans-Taverne du Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, à Montréal, où l’on peut boire de bonnes bières et manger), là où cette grande aventure a commencé avec Yvon en 2022, où elle s’est poursuivie pour le lancement du livre en 2024, et où elle se termine en 2026 en bouclant la boucle de ce club de lecture. Des rencontres mensuelles commencées il y a un peu plus d’un an qui ont permis de faire ressortir les concepts clés du bouquin, de les enrichir au passage de lectures plus récentes et surtout d’en explorer la richesse et parfois les angles morts avec vous. Comme annoncé ici dans mes deux billets précédents, on va aborder lors de cette dernière séance deux grands thèmes classiques, la question du soi et du libre arbitre, que l’on va revisiter à la lumière de tous les niveaux d’organisation sous-jacents que l’on a explorés dans les rencontres précédentes en suivant le sommaire du livre que je remets comme image pour ce billet et qui évoque cette approche évolutive par croissance de la complexité qui fut la nôtre. Je commencerai d’ailleurs la séance par un dernier rapide tour de piste, tel un accéléré de nos clubs de lecture, où j’irai chercher une notion par rencontre qui pourra nous être utile pour réfléchir ensuite sur qu’est une personne humaine à la lumière de tout ça. Et essayer de voir ensuite ce qui nous reste comme libre arbitre. Car je vous le dis tout de suite, il va sans doute falloir revoir vous attentes… à la baisse ! Ça promet donc pour la discussion, car j’essaierai de montrer que ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose pour autant. Et donc dans cette esprit de résumé préparatoire, je vous fais ci-dessous la liste des liens menant vers les 12 séances passées sur le site de l’UPop Montréal où vous trouverez le pdf de ma présentation Power Point pour chacune d’elle. L’idée étant d’évoquer pour chacune un élément pertinent pour la séance de demain et de permettre à ceux et celles qui en auraient manqué et voudraient y jeter un coup d’œil de le faire. (suite…)

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mardi, 19 mai 2026
Changement de date du dernier club de lecture : mardi le 26 mai au lieu du 27 !

Nos chers Canadiens de Montréal ont gagné hier soir la série les opposant aux Sabres de Buffalo et on est bien content ! Sauf que je viens de regarder l’horaire des parties à venir contre leurs nouveaux adversaires en demi-finale, et il y en a un le mercredi 27 mai… le même soir que le dernier club de lecture de mon livre Notre cerveau à tous les niveaux prévu au Sans-Taverne ce soir-là !  ;-/  Considérant l’engouement collectif pour cette série (et ses racines anthropolitiques profondes en tant que rituel guerrier ancestral à la sauce contemporaine, voir là-dessus ce billet de Christophe Darmangeat dont je vous avais parlé il y a trois semaines), je me vois mal tenter de lui faire compétition. C’est pourquoi l’on va faire notre club la veille, soit le mardi 26 mai, au lieu du 27. Passez donc le mot aux personnes qui seraient moins « branchées » sur ce blogue ou les réseaux sociaux, et l’on se voir mardi prochain à 19h au bar Les Sans-Taverne du Bâtiment 7 (1900 rue le Ber, à Montréal),  toujours dans le cadre convivial de l’UPop Montréal. Et comme je l’ai expliqué la semaine dernière, deux grands sujets seront abordés dans ce dernier club de lecture qui boucle la boucle de notre grande aventure : la question du « soi », de qui nous sommes finalement, ce dont j’avais parlé la semaine dernière; et la question du « libre arbitre » qui en découle inévitablement en se demandant Quel est donc ce « soi » qui, en plus, se dit libre ? C’est de cette ultime question dont j’aimerais aujourd’hui vous donner un bref aperçu. (suite…)

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